ma dieteticienne mange t’elle des bonbons et du chocolat ?

La diététicienne doit-elle être un exemple ?

Je suis peut-être une diététicienne, mais ça ne fait pas de moi quelqu’un de parfait qui n’aime que les légumes verts et l’eau… Loin de là ! Je suis une épicurienne qui adore les restaurants, qui a une vie sociale bien remplie et qui adore les voyages… J’apprends à mes patients à gérer leurs plaisirs pour limiter la frustration et comprendre comment est ce que le corps fonctionne. Cela veut donc dire que je me fais aussi plaisir en tant que diététicienne et que vous n’êtes pas à l’abri de me croiser dans un restaurant de burger, ou dans un glacier l’été !

Apprendre à connaitre ses plaisirs.

Personnellement, je ne suis pas une grande fan de chocolat. Si on m’en offre, bien sûr que j’en consommerais par politesse et je ne refuserais pas ! Je n’ai peut-être pas le palais assez expert pour apprécier chaque aspect du produit (texture, amertume…) et c’est pour cette raison que mon plaisir n’est pas immense lorsque j’en consomme.

Je ne suis pas de ces personnes qui pourraient acheter du chocolat et le consommer tous les jours pour “finir” un repas.

En revanche, j’adore les pâtisseries et les bonbons. Ma pâtisserie préférée est le mille-feuille et mon bonbon le Schtroumpf qui pique (voilà maintenant vous savez) ! Je n’en achète pas régulièrement et pourtant… Je vais faire mes courses à Grand Frais où le temple du bonbon est à la sortie du magasin, et je passe chaque jour devant une boulangerie qui fait des superbes pâtisseries… Alors pourquoi est-ce que je ne me ferais pas plaisir chaque jour ?

Est-ce que manger une pâtisserie en solo en rentrant chez moi est un plaisir ? Est-ce que ce qui m’intéresse le plus ce n’est pas de partager ce dessert ? Y a-t-il une question d’habitude ou de plaisir ? Sommes-nous tous égaux face à la tentation ?

C’est ce qu’on apprend avec les patients.

Chaque personne est différente et a son petit péché mignon. Dans le cas de la diététique : la gourmandise est celui qu’on traite le plus. Apprendre à gérer ces envies / plaisirs, c’est vivre sereinement au quotidien. Ne pas se sentir “faible” devant la nourriture. Ne pas se flageller lorsqu’on consomme des produits plus sucrés / plus gras que ce qu’on a l’habitude de consommer au quotidien. Apprendre à apprécier l’instant gourmand que l’on vit.

Cet apprentissage est la clé d’une relation à la nourriture sereine et une alimentation efficace pour se sentir bien dans sa peau au quotidien.

Victoria